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dimanche, 29 avril 2007

L’AFIC appelle à défendre la République

L’AFIC 60 (Association pour la Formation aux Initiatives Citoyennes), très attentive au déroulement des élections présidentielles, demeure fidèle à sa vocation d’encourager l’analyse et l’esprit critique face aux discours électoraux.

Comme au lendemain du 21 avril 2002, l’AFIC appelle à voter pour le candidat aux élections présidentielles qui assure le mieux la défense des valeurs républicaines.

C’est qu’en effet, d’un certain point de vue, la situation actuelle est comparable à celle de l’entre deux tours de 2002, un des deux candidats ne présentant pas les garanties de démocratie et de défense des valeurs républicaines.

Comment imaginer qu’un ministre candidat qui reconnaît avoir repris le ministère de l’Intérieur pour se venger de ceux qui lui avaient créé des difficultés, puisse une fois élu à la magistrature suprême, œuvrer pour le bien commun sans utiliser sa fonction pour ses intérêts propres ?

Comment ne pas deviner derrière un « nettoyage au kärcher » de la « racaille » de banlieue une « kärcherisation » des opposants politiques, commençant par celle de la direction de FR3 Paris et Lille, et d’autres médias en général (Genestar, livre de Portelli, livre de Azouz Begag…) ?

Comment ne pas craindre une dérive policière de l’Etat lorsqu’on sait que des manifestants sont systématiquement entravés dans leur liberté d’expression par des interpellations préventives ?

Comment prêter foi à des arguments qui changent au gré des besoins électoraux, et dont la démagogie est évidente ?

Comment accepter des propos rétrogrades et dangereux tenus sur le caractère génétique de certains comportements, de la part de quelqu’un qui brigue des responsabilités si importantes ?

Comment accepter cette quête des voix d’extrême droite de la part d’un candidat se prétendant démocrate ?

Comment ne pas voir un risque de dérive dictatoriale chez un candidat qui n’accepte aucune contradiction, traite en ennemis ceux mêmes de son camp qui osent entrer en désaccord avec lui, et emploie la menace à l’encontre de ceux qu’il juge lui manquer d’égards ?

Peut-on accepter l’idée d’être à la remorque des Américains et de leur président Bush, que ce candidat admire tant ?

Doit-on accepter, comme il le préconise, de laisser l’adoption d’une constitution européenne à l’initiative du parlement, sans débat national, sans référendum, ce qui reviendrait de toute évidence à faire l’Europe sans le peuple français ?

Faudrait-il brader l’exception française en même temps que notre République ?

Au-delà des discours politiques, il conviendrait d’aller rechercher dans les actes de chaque candidat ce qu’il a réalisé lorsqu’il a eu des responsabilités au niveau de l’Etat.

Jean-Pierre Thullier, président de l’AFIC 60

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samedi, 28 avril 2007

SARKO, le bilan

Sarko_bilan.3.docA lire et à diffuser largement

Sarko, le « nouvel » homme du passif :

Depuis 2002, il est Président de l’UMP, parti majoritaire à l’Assemblé Nationale, au Sénat et au Gouvernement, tour à tour Ministre de l’Economie et des Finances, ou, de l’Intérieur, pendant ce temps ou il détenait déjà des pouvoirs très importants, tout a augmenté :

- Les chiffres du chômage dont on a cassé le thermomètre pour ne plus donner la
température

- La dette publique qui atteint des niveaux records de près de 66% alors qu’elle avait réussi à être maîtrisée sur la période 1997 – 2002

- Le déficit du commerce extérieur qui est redevenu la règle alors que dans la période précédente des excédents étaient dégagés


- La précarité dans l’emploi et la pauvreté de ceux qui la subissent

- Les atteintes au code du travail

- L’insécurité et les atteintes aux personnes, ainsi que les plaintes contre les abus policiers


- Les impôts locaux (taxe d’habitation et foncière, quel que soit la couleur politique de la collectivité gestionnaire), du fait des transferts de compétences aux collectivités locales non accompagné de moyens équivalents par l’Etat

- L’€uro qui handicape notre pouvoir d’achat et la compétitivité de nos entreprises


- Le déficit de la Sécurité sociale qui, pourtant, était revenu à l’équilibre sur la fin de période 1997-2002

- La culpabilisation des individus et l’opposition entre citoyens


- La détérioration du pouvoir d’achat des revenus des salariés et donc du travail

- Les charges sociales, tant pour les salariés que pour les entreprise,

Il y a bien les impôts des plus aisés qui ont baissé et même qu’il est prévu que cela se poursuive avec un bouclier fiscal (déjà posé dans la loi de finances 2007), comme s’ils avaient besoin d’être protégés fiscalement.

Ce bilan, c’est le sien, il doit l’assumer, il faut le prendre en compte dans nos votes

Encore 5 ans comme cela, où en seront nous ?
La France à la solde des Etats Unis (Sarko a déjà été prendre ses consignes auprès de Bush), ignorée en Europe et dans le monde parce qu’elle aura renié ses valeurs Républicaines.

Alors pour éviter cela votons Ségolène ROYAL.

16:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

A lire absoluement avant dimanche - II -

Nicolas_Sarkozy_2007_.rtfUn article excellent : Nicolas Sarkozy en campagne électorale : chronique d'une dérive anti-républicaine

16:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Une vidéo à voir absoluement

Sarko le pyromane de la paix sociale ! Video à regarder jusqu'au bout sur

http://www.dailymotion.com/video/x72d4_le-vrai-sarkozy


Ce type fait vraiment peur...
Faites un geste citoyen, diffusez très largement cette vidéo...

16:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

REGNER, pour bien diviser

Cliquez : sarkozyyt7.3.jpg

16:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Le louche, vraiement........

Selon une dépêche AFP, l'association Générations Mémoire Harkis et la Coalition nationale des Harkis se sont indignées ce vendredi 27 avril de récents propos du député UMP Pierre Lellouche jugés insultants à l'égard des harkis.

Pierre Lelouche avait déclaré mardi que les députés UDF qui vont rejoindre Nicolas Sarkozy pour le second tour de l'élection présidentielle " ne seront ni des harkis ni des cheouch (domestiques) de la majorité présidentielle, ils auront pleinement leur place et seront soutenus au moment des législatives ".

Selon l'association Générations Mémoire Harkis, qui "se réserve le droit de poursuites" ces propos relèvent de "l'insulte et de la discrimination gratuite", l'association ne pouvant " laisser passer de telles dérives de langage, qui consistent à imprégner l'opinion publique de l'idée que les anciens harkis et leurs descendants sont voués à être d'éternels sous-citoyens restés supplétifs à jamais ". De son côté, la Coalition nationale des Harkis s'étonne que " l'auteur d'une loi contre le racisme et l'antisémitisme (un texte adopté en février 2003 visant à aggraver les peines punissant les infractions à caractère raciste) puisse " tenir des propos quasi-racistes".

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Le louche, vraiement........

Selon une dépêche AFP, l'association Générations Mémoire Harkis et la Coalition nationale des Harkis se sont indignées ce vendredi 27 avril de récents propos du député UMP Pierre Lellouche jugés insultants à l'égard des harkis.

Pierre Lelouche avait déclaré mardi que les députés UDF qui vont rejoindre Nicolas Sarkozy pour le second tour de l'élection présidentielle " ne seront ni des harkis ni des cheouch (domestiques) de la majorité présidentielle, ils auront pleinement leur place et seront soutenus au moment des législatives ".

Selon l'association Générations Mémoire Harkis, qui "se réserve le droit de poursuites" ces propos relèvent de "l'insulte et de la discrimination gratuite", l'association ne pouvant " laisser passer de telles dérives de langage, qui consistent à imprégner l'opinion publique de l'idée que les anciens harkis et leurs descendants sont voués à être d'éternels sous-citoyens restés supplétifs à jamais ". De son côté, la Coalition nationale des Harkis s'étonne que " l'auteur d'une loi contre le racisme et l'antisémitisme (un texte adopté en février 2003 visant à aggraver les peines punissant les infractions à caractère raciste) puisse " tenir des propos quasi-racistes".

16:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Il s'y voit déjà

medium_ilsyvoitdeja.gif

16:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

jeudi, 26 avril 2007

Initiative 1er Mai

La Section de Sainte-Geneviève distibuera du muguet et un tract "mémoire social" dans les rues commerçantes de la Commune, il faut que ce 1er Mai soit une occasion d'expression de la mémoire ouvrière et sociale
Le tract Cliquez

Il est reproductible, adaptable à votre goût, à votre coin de rue, de quartier, de village.........
On peut vous l'envoyer en format power point

18:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

La Ligue des Droits de l’Homme a évalué les réponses des candidats afin de déterminer leur indice d’attachement aux droits de l’Homme

La Ligue des Droits de l’Homme a évalué les réponses des candidats afin de déterminer leur indice d’attachement aux droits de l’Homme.
On trouvera ci-après les scores (sur 70 points) des huit candidats interrogés :
François Bayrou 27,5 soit 7,86/20
Olivier Besancenot 66,5 soit 19/20
José Bové 55 soit 15,71/20
Marie-Georges Buffet 66 soit 18,86/20
Arlette Laguiller Non significatif (réponse à une seule question)
Ségolène Royal 42,5 soit 12,14/20
Nicolas Sarkozy 2 soit 0,57/20 (Sarkozy n’a pas répondu au questionnaire…)
Dominique Voynet 67 soit 19,14/20

La LDH appelle les citoyennes et les citoyens à prendre en compte, dans leur choix, cette mesure de l’importance donnée aux droits de l’Homme dans les positions réellement prises par les candidats, et en particulier leur degré d’engagement réel sur les questions :

Ø de libertés (abrogation des lois sécuritaires votées depuis 2002 ; arrêt de la militarisation de l’emploi de la police et instauration d’une police de proximité ; restauration de la présomption d’innocence et des droits de la défense pour tirer les leçons de l’affaire d’Outreau ; etc.) ;

Ø d’égalité (égalité professionnelle entre femmes et hommes ; droit de vote aux élections locales pour les résidents étrangers non communautaires ; abrogation du CNE et lutte contre les contrats de travail précaires ; rétablissement de l’égalité territoriale dans les « quartiers » et dans les zones rurales ; etc.) ;

Ø de solidarité (abrogation des lois xénophobes votées depuis 2002 ; régularisation des parents d’enfants scolarisés ; instauration d’une Sécurité sociale professionnelle ; mesures concrètes pour mettre en œuvre le droit au logement opposable, notamment en contraignant les communes riches à construire des logements sociaux ; construction d’un droit social européen selon la méthode de l’harmonisation progressive par le haut et négociation de conventions collectives européennes ; annulation immédiate de la dette des pays du Sud ; etc.).

Elle forme le vœu que cette élection permette de rompre avec cinq années de régression des libertés, de stigmatisation des personnes en difficulté et de recul des droits sociaux.


Paris, le 11 avril 2007

18:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Pour ce deuxième tour, une large mobilisation de tous les soutiens de l'Oise est attendue

au meeting départemental de rassemblement autour de la candidature de Ségolène Royal.

Avec Bertrand Delanoë
le Vendredi 27 Avril à 19h30
à la Faïencerie - CREIL
(salle de la manufacture - allée Nelson)

18:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

mardi, 24 avril 2007

LA VICTOIRE : NOUS LA VOULONS

Le 22 avril 2007, en votant massivement, les Français ont signifié leur volonté de surmonter le 21 avril 2002 et exprimé un choix clair : deux visions de la France, de l’Europe et du monde, sont aujourd’hui en lice, deux projets de société qui s’opposent sur les valeurs et les solutions.



Nous saluons le très bon score de notre candidate, Ségolène Royal, qui avec près de 26 % des suffrages, a réuni près de 9,5 millions de voix, la plaçant ainsi en seule candidate du vrai changement pour battre la droite libérale et ouvrir un nouvel avenir au pays.



Nous saluons le rassemblement de toute la gauche et le soutien des 6 candidats qui, opéré dès le soir du 22 avril, permet de rassembler toute la gauche dans sa diversité. Alors que le candidat sortant Nicolas Sarkozy n’a reçu à ce jour aucun soutien.



Les conditions de la victoire sont réunies.



La Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains appelle au rassemblement le plus large possible des électeurs qui veulent donner sa chance au changement et tracer un nouvel avenir pour la France.



Avec Ségolène Royal, nos priorités sont claires : l’emploi et du travail pour tous ; l’éducation, levier de la réussite individuelle et collective ; l’écologie, pour bâtir le destin des générations futures et porter le projet d’un développement durable en Europe et dans le monde.



Notre choix est celui de l’espérance. Celui d’une République modernisée, qui ouvre une nouvelle phase politique et démocratique, celui d’un Etat impartial, garant de la morale publique et de l’efficacité.



Dans l’intérêt du pays et de ses territoires, il ne faut pas mettre Nicolas Sarkozy en situation de poursuivre une politique qui a échoué ni avoir les mains libres pour servir les plus riches, au risque de démanteler profondément et durablement notre pacte social et républicain et défaire ce qui unit.



Les élus socialistes et républicains, unis dans un même mouvement, appellent l’ensemble des Françaises et des Français à partager cet élan et à traduire cette confiance nouvelle dans l’avenir en votant Ségolène Royal, le 6 mai 2007.

FEDERATION NATIONALE DES ELUS SOCIALISTES ET REPUBLICAINS

Paris, le 24 avril 2007

COMMUNIQUE DE LA FNESR





Claudy Lebreton

Président

18:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

lundi, 23 avril 2007

SARKOZY, la ligne de trahison

Une petite affiche à diffuser
Cliquez:Sarko_trahison.pdf

SARKO, la ligne de trahison….


1974 :
Il lâche CHABAN-DELMAS pour soutenir CHIRAC et GISCARD

1983 :
Il trahit PASQUA et lui pique la Mairie de Neuilly

1995 :
Il trahit CHIRAC pour soutenir BALLADUR

Après 2007 (s’il est élu) :
Il a prévu de trahir le peuple français en présentant au Parlement le futur texte de constitution européenne
rejeté à plus 54% par les
Français en mai 2005
(vérifiez, c’est écrit dans son programme)

22:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

11 février 2007, les habits de grand-mère de SARKOZY par Michel ONFRAY

Le mot « démagogue » fait partie de l’arsenal des insultes au même titre que « fasciste », « nazi », « stalinien » ou « bourgeois ». « Antisémite » fonctionne sur le même registre, « populiste » également. Ces épithètes servent à stigmatiser un adversaire pour éviter de dialoguer avec lui. Leur usage grippe la machine démocratique et, pire, interdit qu’on utilise ensuite les mots pour signifier ce qu’ils veulent vraiment dire. Qui voudrait en effet discuter avec un fasciste ? Mais, une fois ce détournement sémantique utilisé, comment dire d’un fasciste véritable qu’il l’est ? Quand les fascistes sont partout, de même les antisémites, ils ne sont plus nulle part. La démonétisation du signifiant pulvérise la possibilité d’un signifié. J’ai, pour ma part, eu droit à la totalité de ces qualificatifs, les choses étant dûment écrites ou dites dans des médias de grande diffusion…
Arrêtons nous un instant sur le mot « démagogue ». Les grecs l’inventent pour stigmatiser les orateurs qui se trouvent à la tête de factions populaires. La démocratie athénienne n’était pas démocratique, mais oligarchique, aristocratique : elle ne concerne en effet que les citoyens, autrement dits, les sujets nés de citoyens. Les femmes, les métèques – étrangers domicilés -, les barbares – les non grecs-, les esclaves n’en font pas partie, de fait, cette démocratie ne concerne qu’une petite poignée de gens bien nés… Dès lors, dans la bouche de ceux là, quiconque s’adresse au peuple, parle pour lui, éventuellement même, lui parle, est un démagogue. Donc un ennemi.
Platon, aristocrate de haut rang, n’a pas besoin de travailler pour subvenir à ses besoins, sa famille est riche. Les sophistes, quant à eux, proviennent le plus souvent des couches populaires, ils doivent donc gagner leur vie. En faisant payer leur technique verbale, leur savoir rhétorique, leur talent pédagogique, ils se contentent de monnayer leur verbe pour acheter du pain et des olives. Et puis, faute impardonnable, les sophistes enseignent à des gens de modeste condition les ficelles utiles pour entraver ce prétendu système démocratique. La haine de Platon pour les sophistes faussement transformés en démagogues est avant tout la haine d’un aristocrate pour la plèbe qui se pique de philosopher.
Plus tard, en l’occurrence pendant la Révolution Française, le mot glisse plus encore vers l’insulte : on appelle démagogue l’orateur qui parle au peuple, certes, mais en flattant ses bas instincts – la colère, l’envie, la rancœur, la haine, le ressentiment, la méchanceté. Les passions tristes de Spinoza… Là encore, on retrouve l’opposition entre l’élite en passe d’accéder au pouvoir, la bourgeoisie libérale, et les factions populaires, hébertistes, Enragés, Curés Rouges et ceux que Patrick Kessel appela jadis dans un beau livre Les gauchistes de 89. Mais en ce temps là, la démagogie n’est pas dans le seul camp de ceux qui parlent au peuple, elle se trouve aussi aux côtés des opportunistes que le pouvoir fascine et qui n’aspirent qu’à une chose, en jouir.
Voilà, me semble-t-il, l’acception moderne, sinon postmoderne, du démagogue : il flatte le citoyen pour qu’il le conduise au pouvoir car une seule chose l’intéresse, y parvenir et, une fois qu’il s’y trouve, s’y maintenir. Vieilles leçons du Prince de Machiavel. Dans une société de médiatisation généralisée, l’électeur disposant du pouvoir de faire ou de défaire un roi, le démagogue s’adresse médiatiquement aux votants afin qu’il lui fasse la courte échelle pour accéder au trône. Le démagogue est animé par une obsession pathologique : jouir de la puissance donnée le pouvoir – il se moque bien de la République, de la Nation, de l’intérêt général, du bien public, du Peuple, de la France, et autres fétiches dont il se remplit la bouche en permanence et qui saturent toutes ses prises de position.
Le risque du suffrage universel qui pose dans l’absolu l’équation un homme égale un vote est qu’on gagne moins à s’adresser à la raison, à l’intelligence, au bon sens du citoyen, qu’à ses fameuses passions tristes si vives à enflammer tant la misère morale et mentale est grande. Peu importe, il faut choisir des inconvénients et, somme toute, le suffrage universel vaut mieux qu’un cens, quel qu’il soit.
Si la mesure de l’intelligence politique est impensable, celle de la démagogie est possible. Tout homme – ou femme bien sûr…- politique qui parle à rebours de ce qu’enseigne son passé d’élu est un démagogue. Tout homme qui dit pour demain l’inverse de ce qu’il a fait pendant une carrière en est un. Plus l’écart est grand entre son action passée et ses paroles présente, plus c’est un maître en démagogie.
Démagogue en chef, par exemple, Jacques Chirac creusant la fameuse « fracture sociale » pendant un quart de siècle d’action politique aux plus hauts sommets et, après s’en être indigné, sollicitant les électeurs pour la combler ; Jacques Chirac polluant pendant le même temps les nappes phréatiques avec ses décisions en matière agricole et, après s’en être offusqué, affirmant la nécessité d’une écologie qu’il incarnerait ; Jacques Chirac violant la République pendant des décennies – des frais de bouche aux emplois fictifs , en passant par les marchés truqués ou les faux électeurs- et s’en disant le garant comme chef de l’Etat. La liste est longue, chacun le sait...
Prétendant au remplacement et au titre, Nicolas Sarkozy est en passe de décrocher la timbale. Car ce maire refusant la construction de logements sociaux dans sa ville de Neuilly ; cet homme de parti plusieurs fois traître à son camp ; cet encarté défendant une politique de droite depuis son plus jeune âge ; cet allié des puissants fort avec les faibles, faible avec les forts ; cet ami des patrons de presse qui demande et obtient le licenciement d’ un directeur de journal qui expose sa vie privée en dehors des clous fixés par le ministre habituellement iconophile ; ce vindicatif fasciné par les nettoyages de banlieues au kärcher ; cet expéditif qui assimile tout jeune des banlieues à de la racaille ; ce courtisan de Georges Bush auprès duquel il tient des propos de féal de l’autre côté de l’Atlantique ; ce ministre qui convoque place Beauvau le directeur d’une maison d’édition pour interdire un livre à paraître sur son épouse volage ; cet homme, donc, n’existe pas, ou plus, car il a changé…
Ce Nicolas Sarkozy est mort. Enterré. Fini. Décédé. Terminé. Disparu. Trépassé. Plus d’un quart de siècle d’une carrière politique s’envole en fumée. Plus de traces. Pas de preuves. C’était hier. Aujourd’hui, plus rien n’existe comme avant. Car il a changé sous le coup d’une souffrance : cet homme, rendez-vous compte, a été trahi, abandonné, quitté par sa femme – dont il est tombé amoureux le jour même où, maire qui officiait, il a décidé qu’elle ne resterait pas longtemps l’épouse de Jacques Martin, le mari du jour. Avec ce banal adultère des familles, Nicolas Sarkozy a appris la douleur, la peine, le petit homme est devenu grand. Désormais, il peut être Chef de l’Etat.
Donc cet homme nouveau n’a plus rien à voir avec le méchant, le partisan, le sectaire, le traître, le disciplinaire, l’autoritaire, le velléitaire, le réactionnaire, le colérique, l’irascible, le nerveux, l’atrabilaire, le susceptible, l’arrogant, l’ambitieux qu’enseignent trente années de pratique politicienne de Neuilly à Beauvau . Et cette métamorphose, promis, juré, craché, n’a rien à voir avec le désir d’obtenir les suffrages d’électeurs qui disposeraient encore d’ un peu de mémoire et dont l’intelligence ou le bon sens auraient survécus au pilonnage médiatique et hagiographique massif depuis des années de matraquage iconique.
Dès lors, l’homme nouveau, le Nicolas rédimé, le Sarkozy métamorphosé, le candidat aux stigmates présidentiels fait sa déclaration de candidature là même où Chirac avait fait la sienne – qui offrira un jour à cet homme le « que sais-je ? » sur la psychanalyse ? « Le canard enchaîné » prouve dans son édition suivante qu’il n’y avait pas plus de 25.000 personnes, la presse quasi unanime, déjà aux ordres, annonce 100.000 , et ne publiera pas de rectificatif – là comme ailleurs.
Son porte plume Henri Guaino taille le costume nouveau : cet homme qui soutient et met en œuvre depuis trente ans la politique libérale qui génère chômage, misère, pauvreté, délocalisations, paupérisation cite Jaurès et de Blum ; ce maire qui refuse les bâtiments sociaux dans sa ville en appelle maintenant au droit opposable au logement ; le copain des coquins patrons de presse qui débarquent le directeur de « Paris Match » responsable de la publication de l’icône de l’adultère uxoral se fend d’une lettre de soutien à « Charlie Hebdo » embarqué dans un procès moyenâgeux au nom de la liberté de la presse ; le quêteur d’onction américaine qui fait acte d’allégeance à Bush et se désolidarise des positions françaises à la Maison Blanche se réclame désormais du Général de Gaulle et de la Résistance ; ce pourfendeur des syndicats, de la réduction du temps de travail, de l’abaissement de l’âge de la retraite, du droit de grève célèbre la mémoire du communiste Guy Môcquet ; cet homme aux rares neurones intellectuels, qui, pour toute caution culturelle, met en avant Doc Gynéco, Christian Clavier, Johnny Hallyday – courtisan de tous les présidents de la V° depuis qu’il paie des impôts-, cet être qui, hier, ricanait et sortait son revolver dès qu’il entendait le nom de La princesse de Clèves, cite aujourd’hui Voltaire, Victor Hugo , Emile Zola ; ce traître, ce cynique, cet immoraliste, cet apostat multirécidiviste se paie même le culot d’en appeler à la morale, aux valeurs, aux vertus ; cet aspirant nettoyeur de banlieues convoque blacks et beurs sur les podiums de ses meetings ; cet habitué des palais de la République, de l’or des logements de fonction , des lambris de ministères, des voitures avec gyrophares, et escortes policières, débarque devant les caméras en Renault de gamme moyenne pour monter à la tribune et convoquer une fois encore Jaurès et Blum , mais à la Mutualité cette fois ci !
Si l’on veut désormais que les mots puissent encore signifier, alors recadrons les choses et destinons lui celui de démagogue, de candidat de la démagogie, de roi de la démagogie, de chef de la démagogie, de président de la démagogie. Trente années de politique , de la mairie au ministère en passant par les instances départementales et régionales, témoignent de la nature véritable de cet homme de droite qui revêt aujourd’hui des habits de la gauche. C’est un loup déguisé dans les vielles nippes d’une grand-mère. On connaît l’histoire… Je crains que les habits nouveaux séduisent les amateurs d’histoire, de fable, de romans, de films, de fictions. Le soir du deuxième tour, la grand-mère pourrait bien apparaître à la fenêtre de l’Elysée, les habits du travestissement abandonnés à même le sol , démaquillée, avec le visage qu’on lui connaît depuis trois décennies : celui d’un prédateur. Ce soir là, il sera trop tard pour tous les chaperons - rouges ou non…

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dimanche, 22 avril 2007

Résultat 1er Tour de la Présidentielle

Les résultats des trois Communes de la Section de Sainte-Geneviève (Sainte-Geneviève, La Chapelle Saint-Pierre et Novillers les Cailloux.
Il faut se mobiliser pour le 2ème Tour. Réunion Mercredi 25 Avril à 18, Salle Polyvalente.
Cliquez:
Section_SteGeRésultPrsdt2007.pdf

20:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

vendredi, 20 avril 2007

BAYROU, souvenirs des colonies

Petit rappel sur Bayrou, ministre de l'Education Nationale (l'époque de sa loi Falloux qu'on a fait retirer par la rue), qui fait supprimer le discours sur la France coloniale d'Aymé Césaire du programme des terminales littéraires.
http://www.pressafrique.com/m36.html

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L'heure est grave.

URGENT!
EHESS - École des Hautes Études en Sciences Sociales

L'heure est grave car ce que nous redoutions tous est en train d'arriver.
Il ne s'agit plus de sondages, d'informations des médias mais d'informations extrêmement fiables fournies par le CEVIPOF (Centre d'Études de la Vie Politique en France) qui depuis plus de 20 ans a toujours donné les résultats des élections avant le vote sans jamais se tromper. Il n'y a jamais eu aucune erreur tant leurs enquêtes sont fiables. Ce sont les seuls qui avaient signalé en 2002 que LE PEN serait au second tour.

Et là, tenez vous bien, voici les résultats de leur dernière vague d'enquêtes : PREMIER TOUR : LE PEN arrive en tête avec 20%, suivi de SARKOZY 19%, SEGOLÈNE ROYAL 18%, BAYROU 11% et le total de tous les autres candidats de la Gauche de la Gauche, à peine 5% tous réunis. Ségolène Royal sera éliminée au premier tour et ce que nous craignions tous va arriver, un second tour LE PEN / SARKOZY.

Pouvons-nous imaginer deux secondes, si nous prenons le temps de réfléchir, ce que représentera un second tour LE PEN / SARKOZY ?

Quel choix pour nous ? Entre LE PEN, symbole de la haine, du racisme, contre un SARKOZY ultralibéral, qui fera tout pour ses amis les patrons et les riches et qui mettra la France au pas, à sa botte, oserais-je dire. Quel choix ! Je ne peux pas, je ne veux pas y croire et pourtant la réalité nous rattrape. La France et les Français seraient-ils tombés si bas ?

Pouvons-nous laisser tout cela sans rien faire ? Il est encore temps de réagir, de nous battre, de convaincre pied à pied, nos amis d'abord bien sûr, nos collègues de travail, de facs, nos voisins, tous ceux que nous rencontrons.
Dites leur la vérité masquée par tous les instituts de sondages et les médias. Parlez leur des résultats de cette étude et pour ceux qui doutent encore et qui ne voudraient pas me croire, allez sur le site INTERNET du CEVIPOF et lisez, vous serez comme moi effrayé.

Vous aviez décidé de voter pour un des candidats, Laguiller,
Besancenot, Schivardi, Buffet, Voynet ou Bové, réfléchissez bien, tous réunis ils ne dépasseront pas 5%, Ségolène Royal sera éliminée et nous aurons un second tour LE PEN / SARKOZY !
Vous vous êtes dit que vous n'étiez pas convaincus par Ségolène Royal et du coup vous vous apprêtiez tranquillement comme tant d'autres à voter BAYROU, Ségolène Royal sera éliminée et nous aurons un second tour LE PEN / SARKOZY!

Pour nous, qui sommes attachés à la GAUCHE, à ses valeurs, même si certains d'entre nous, ne sont pas convaincus et cela est légitime, quoi que nous pensions, quoi que nous fassions, une seule candidate est capable et est à même de pouvoir arriver au second tour et si nous sommes tous réunis, à gagner et battre SARKOZY, c'est Ségolène ROYAL.

Alors, bon sang n'hésitons plus, si comme moi vous ne voulez pas d'un second tour LE PEN / SARKOZY, nous n'avons plus qu'une solution, c'est de voter Ségolène ROYAL.

Je sais certains rechignent déjà en brandissant l'idée du vote utile. Et bien OUI, il s'agira d'un vote UTILE. J'ose le dire et même à affirmer qu'il sera TRÈS UTILE car il nous permettra d'éviter ce cauchemar d'un second tour LE PEN / SARKOZY. Battons nous, il est encore temps, le 22 avril à 20 heures, il sera trop tard.

Faites circuler ce mail au maximum de vos contacts, nous devons réagir.
Amitiés

Pascal LOMBARDO

Le Baromètre Politique Français (BPF) est à ce jour le dispositif d'enquête électorale le plus complet jamais réalisé en France. Il s'inscrit dans la lignée des grandes enquêtes électorales académiques réalisées par le CEVIPOF depuis plus de vingt ans (1978, 1988, 1995, 1997 et 2002), tout en renouvelant les perspectives de ce type d'enquêtes. Il se compose de quatre vagues d'enquêtes (entre mars 2006 et janvier 2007), réalisées auprès d'échantillons représentatifs des électeurs français inscrits sur les listes électorales et régionalisés. Le dispositif représente un instrument d'étude de la conjoncture politique et de la manière dont les opinions, jugements et comportements politiques se structurent à l'approche des échéances électorales de 2007. La taille des échantillons est de 5600 personnes pour chaque vague, au total 22 400 personnes interrogées en tout, ce qui va permettre des analyses détaillées (notamment de sous-groupes peu étudiés en raison de leur faiblesse numérique dans les échantillons habituellement réalisés). Le Baromètre Politique Français présente des caractéristiques exceptionnelles et novatrices sur deux aspects : le fait de disposer de quatre vagues d'enquêtes et le fait de pouvoir combiner les niveaux d'analyse nationale et locale. En ce sens, le BPF participe d'un important renouvellement des méthodes de l'analyse électorale et d'un retour dans ce domaine des explications en termes de contextes (de temps et de géographie).

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Texte de soutien d'Ariane MNOUCHKINE à Ségolène ROYAL:

Je voudrais vous parler de sentiments. Car lors d'une élection présidentielle, et pour celle-ci bien plus que pour toute autre, il s'agit aussi de sentiments. Il s'agit d'étonnement d'abord, d'espoir, de confiance, de méfiance, de craintes, et de courage aussi. Il s'agit surtout, je crois, d'un sentiment de genèse. Je n'ai jamais cru que la Genèse fut terminée. Petite fille, je pensais même que, une fois grande personne, je serais fermement conviée à y participer. Et comme, à l'époque, aucun adulte autour de moi ne s'est cru autorisé à me détromper, je le pense toujours.
Certains hommes, certaines femmes, savent mieux que d'autres nous rappeler à notre droit et à notre devoir de contribuer à cette genèse, à cette mise au monde d'un meilleur monde. D'un meilleur pays, d'une meilleure ville, d'un meilleur quartier, d'une meilleure rue, d'un meilleur immeuble. D'un meilleur théâtre.
Mieux que d'autres, par leur détermination, leur ferveur, leur sincérité, leur intelligence, leur audace, ils nous incitent à entamer ou à reprendre avec joie un combat clair, juste, urgent, possible. Modeste pour les uns, gigantesque pour les autres, mais possible. Pour libérer cet élan, il ne doit y avoir chez les prétendants aucune faconde, aucune forfanterie, aucune vulgarité de comportement, aucun mépris de l'adversaire. Aucune enflure pathologique de l'amour du moi. Aucune goinfrerie. Aucune clownerie de bas étage, aucun double langage. Aucune mauvaise foi. Non, il doit y avoir une terreur sacrée. Oui. Ils doivent être saisis d'une terreur sacrée devant le poids écrasant de la responsabilité qu'ils ambitionnent de porter, devant l'attente du peuple dont ils quémandent le suffrage avec tant d'insistance. Oui, il faut qu'ils tremblent de la terreur de nous décevoir. Or, pour cela, il leur faut de l'orgueil. Car, sans orgueil, pas de honte. Pas de vergogne.
Que de fois, ces jours-ci, je me suis exclamée: «Oh! Il est vraiment sans vergogne, celui-là.» Eh bien, moi, j'espère, je crois, je sais que Ségolène Royal a de la vergogne et donc qu'elle est capable de grande honte si, une fois élue, elle ne réussissait pas à nous entraîner tous et chacun, où que nous soyons, du plus important des
ministères jusqu'à la plus humble classe de la plus petite école de France, dans cet herculéen travail qui nous attend et qui consistera à recoudre, à retisser même par endroits, et à poursuivre la formidable tapisserie qu'est la société française. Cet imparfait, cet inachevé mais si précieux ouvrage que, par pure, ou plutôt par impure stratégie de conquête du pouvoir, Nicolas Sarkozy et ses associés s'acharnent à déchirer.
Donc, contre la pauvreté, contre le communautarisme, pour la laïcité, pour la rénovation de nos institutions, contre l'échec scolaire, et donc pour la culture, pour l'éducation et donc pour la culture, pour les universités, pour la recherche, et donc pour la culture, pour la préservation de la seule planète vivante connue jusqu'à ce jour, pour une gestion plus vertueuse, plus humaine, donc plus efficace des entreprises, pour l'Europe, pour une solidarité vraie, qu'on pourrait enfin nommer fraternité et qui ne s'arrêterait pas à une misérable frontière mais s'étendrait bien au-delà de la mer, bref, pour une nouvelle pratique de la politique, c'est un immense chantier que cette femme, eh oui, cette femme, nous invite à mettre en œuvre. Et moi, je vote pour ce chantier, donc je vote pour Ségolène Royal.
Son adversaire surexcité veut nous vendre, nous fourguer un hypermarché, un vrai Shopping Paradise —très bien situé, remarquez, juste en face de la caserne des CRS, elle-même mitoyenne du nouveau Casino des Jeux concédé à ses amis lorsqu'il était ministre — tandis qu'un troisième… celui-là, à part être président, j'ai du mal à comprendre ce qu'il veut pour nous. Une hibernation tranquille, peut-être ? Pendant ce temps, celui que bien imprudemment certains s'obstinent à classer quatrième alors qu'il y a cinq ans… vous vous souvenez?
Ô! Nos visages blêmes, nos mains sur nos bouches tremblantes et nos yeux pleins de larmes. Ô ce jour-là nos visages… les avons-nous déjà oubliés ? L'horreur de ce jour-là, l'avons-nous déjà oubliée? La honte de ce jour-là? Voulez-vous les revoir, ces visages? Moi, non.
Voilà pourquoi, même si je respecte leurs convictions, et en partage plus d'une, je ne veux pas que ceux qui pratiquent l'opposition radicale, jusqu'à en prôner la professionnalisation durable, nous entraînent dans leur noble impuissance.
Voilà pourquoi je pense que nous, le soir, dans nos dîners, devons cesser nos tergiversations de précieux ridicules. C'est du luxe. Un luxe insolent aujourd'hui. Beaucoup dans ce pays ne peuvent se le payer. Ils souffrent. Ils sont mal-logés, ou pas logés. Ils mangent mal. Ils sont mal soignés, ne connaissent pas leurs droits, donc n'ont droit à rien. Ni lunettes, ni dents, ni vacances, ni outils de culture. Leurs enfants n'héritent que de leur seule fragilité. Ils souffrent. Ils sont humiliés. Ils ne veulent pas, ils ne peuvent pas, eux, passer un tour. Encore un tour. Jamais leur tour.
Alors, dépêchons-nous. Il y a du monde qui attend. Allons-y, bon sang! Il n'y a plus une minute à perdre. Cette femme, eh oui, cette femme porte nos couleurs, elle les porte vaillamment, courageusement, noblement. Et quand je dis couleurs, je ne parle pas des seules trois couleurs de notre drapeau. Je parle des couleurs de la France, celle que j'aime, celle de la citoyenneté vigilante, de la compassion pour les faibles, de la sévérité pour les puissants, de son amour intelligent de la jeunesse, de son hospitalité respectueuse et exigeante… Je parle des couleurs de l'Europe à qui nous manquons et qui nous manque. Voilà pourquoi je vote pour les travaux d'Hercule, je vote pour Ségolène Royal, et je signe son pacte.
• Ariane Mnouchkine •

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jeudi, 19 avril 2007

Petite vidéo à voir !!! pour éviter Sarkoland

emploi fictif au ministère de l'Intérieur chez SARKOZY ?

Cliquez: http://sarkostique.over-blog.com/article-6410934.html

20:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

La vraie position de DSK

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Une réaction à suivre, un message reçu , ce jour...........

Bonjour tout le monde,

Je reçois tout ce débat parce que je suis sur la liste de distribution, sans doute pour avoir pris et diffusé des positions en faveur de la candidate socialiste. Mais je ne suis pas membre du PS, ni des verts, ni de quelque parti que ce soit. Au fond, je suis plutôt libertaire.

En 2002, je n'ai pas voté pour Jospin. J'avais envie de donner un peu d'éclat à C. Taubira parce qu'elle était femme et parce qu'elle était noire. Et puis, après le coup de poing dans la figure, comme beaucoup d'autres, je suis allé participer à la cérémonie expiatoire du 1er mai. A pleurer de désespoir. Mais je n'ai pas voté pour Chirac. Pour quoi faire ? Je ne vous dirai pas ce que j'ai écrit sur mes deux bulletins, mais vous l'imaginez.

En 2007, les gens qui ont réfléchi ont compris. Et puis il il a tous ceux qui ont réfléchi, et compris, et qui ne peuvent se résoudre à aller jusqu'au bout de l'analyse. Allez. Encore un petit effort... La campagne est passée. Tous les "petits" candidats ont pu s'exprimer autant que les autres. C'est très bien. Après, à quoi cela sert-il de savoir si on fait 2% ou 3% ? Peut-être est-il aussi bien de ne pas le savoir. Quelle importance.

Naturellement, le vote utile, vraiment utile, serait de voter Bayrou. Probable qu'il batte Sarko au 2ème tour.Mais il y a des choses contre nature auxquelles on ne peut se résoudre. Comme voter pour Chirac en 2002.

Alors, tant pis pour le risque. Je veux bien prendre celui de voter pour Ségolène pour qu'elle soit aun 2ème tour. Parce qu'elle a une chance.

Après, il ne nous restera que deux semaines pour montrer au monde, la véritable personnalité du candidat de droite.

Mes salutations ne seront ni socialistes, ni altermondialistes.

Elle seront comme cela... cordiales.

20:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

mardi, 17 avril 2007

Ségolène Royal en acier trempé, un édito de Serge JULY sur Club Internet

Une campagne présidentielle est toujours longue, sauf événement exceptionnel : la mort du président en exercice, par exemple, comme en 1974. La durée n'est pas superflue.

L'électorat a besoin de temps : tout en vaquant à ses activités et à ses préoccupations du moment, il observe les candidats dans des situations difficiles, renversantes, suit les maladresses des candidats, ses erreurs et regarde attentivement à la manière dont ils s'en sortent, dont ils surmontent les difficultés, comment ils rebondissent ou ne rebondissent pas. Tous les épisodes comptent, les anecdotiques, comme les grands débats. Nous sommes toujours dans la phase où l'électorat scanne les candidats.

On peut tout à fait ne pas apprécier Ségolène Royal, avoir les nerfs en pelote dès qu'elle improvise, être crispé par son inexpérience, être en désaccord avec sa manière d'aborder les sujets, avoir des boutons lorsqu'elle fait la police des moeurs, ne pas être sensible au charme de sa voix, et même trouver que décidément, elle en fait des tonnes question drapeaux tricolores, et j'en passe. Si j'ai bien compris, c'est un point de vue assez répandu, et pas seulement à droite. Mais à moins d'un mois du premier tour, il faut admettre que la candidate a gagné une partie de son pari. Elle fait pour l'instant jeu, à peu près, égal avec Nicolas Sarkozy. Elle ne s'est pas effondrée, même si Jean-Marie Le Pen pronostique sa chute. Non seulement elle ne s'est pas délitée, mais elle a marqué des points.

D'abord sur le tempérament. Ségolène Royal a démontré sous la mitraille, un caractère en acier trempé, une résistance que rien, en apparence n'entame, un courage que le stress et la fatigue n'ont pas érodé. Elle a pris des paquets d'injures, d'autant plus terribles qu'ils venaient de son propre camp, parfois de collaborateurs et elle n'a pas craqué. Les assauts internes au PS, les déclarations incendiaires d'Eric Besson et de Claude Allègre, auraient pu la briser : elles ont de toute évidence contribué à la rendre inoxydable.

En lisant l'abécédaire "Maintenant" qu'elle fait paraître mercredi, la question des "entourages" est souvent évoquée, toujours de manière négative. Elle parle de Bernadette Chirac et de Simone Veil en termes d'autant plus chaleureux, que toutes les deux, à la lire, en ont "bavé", et traité souvent de manière "infâme". Comme les éléphants, elle n'oublie rien, cette quasi-novice qui, justement, ne fait pas partie de la horde socialiste et qui faisait désordre au milieu du troupeau des "Présidentiables " de gauche qu'elle a déclassé. L'entourage de François Hollande est mis en cause.

Elle a tenu sans que l'aile du doute ne l'effleure. C'est une qualité pour un monarque élu, gestionnaire de crise par excellence, que de manifester une telle capacité de résistance.
Deuxième actif : d'emblée, elle s'est située sur le terrain des valeurs. Elle pensait pendant la campagne socialiste que ce serait le champ de bataille de la campagne présidentielle. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ce pronostic se vérifie chaque jour. Elle campe de toute évidence sur ce terrain, ce qui lui confère un crédit que ses concurrents malheureux n'avaient pas. Elle peut pianoter sur la valeur travail, broder sur la famille comme sur la nation sans ridicule, se payant le luxe d'une véritable opposition avec le leader de l'UMP sur chacun de ces points.

Personne d'autre qu'elle ne pouvait au sein du PS, parmi les candidats potentiels, interpréter cette partition comme cette fille de colonel, cette catholique autoritaire, dont les enfants ont toujours été dans le public et qui n'hésite pas à prendre des libertés avec les 35 heures. Là encore, on peut juger une campagne présidentielle exclusivement centrée sur ces questions, très en marge des enjeux réels. Mais c'est sur ce terrain, que se fait la qualification, ce qui explique d'ailleurs qu'aucun thème n'ait réussi à structurer la campagne depuis des mois, comme cela fut le cas avec la fracture sociale ou l'insécurité. C'est le propre des contextes dominés par une atmosphère néo-populiste, de contestation des élites, experts et journalistes, où la promesse par nature est dévaluée, où le discours articulé suscite la méfiance.

La prochaine étape sera la qualification au second tour. Si elle parvient à se qualifier à la différence de Lionel Jospin, la question de sa campagne sera abordée de manière très différente. Puis ce sera le face à face. Cela ne garanti pas qu'elle ferait, si elle gagnait alors, une grande présidente. C'est une toute autre affaire !

22:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Affaiblir Ségolène Royal, c'est favoriser Le Pen et faire gagner Sarkozy !

Les déclarations de Rocard et Kouchner en faveur d’une alliance avec Bayrou nous rappellent Guy Mollet et la mort de la SFIO. Si ce mauvais coup affaiblissait la candidature de Ségolène Royal au point de lui barrer la route du second tour, la deuxième place ne reviendrait peut-être même pas à Bayrou !



Ecarter Ségolène des deux premières places le 22 avril, c’est risquer de donner la deuxième place à Le Pen

Dans les derniers sondages, Bayrou et Sarkozy sont donnés en régression et Le Pen en progression. Le nombre d’indécis est en train de se dégonfler lentement... au profit de Ségolène Royal et de Le Pen, pas de Sarkozy, ni de Bayrou.

Les courbes de Bayrou et Le Pen vont probablement se croiser. Il n’est pas impossible qu’il en soit de même pour celles de Sarkozy et de Ségolène Royal, sauf si le mauvais coup de Rocard et Kouchner affaiblissait trop Ségolène…

Qui tente d’affaiblir le score de Ségolène Royal, pour faire le jeu de Bayrou, risque en réalité de faire le jeu de Le Pen. Les mauvais stratèges nous font risquer le pire !



Si néanmoins Sarkozy et Bayrou se retrouvaient au second tour, Sarkozy l'emporterait pour trois raisons :

1°- L'appareil de l'UMP est présent partout, il a des relais dans toutes les circonscriptions : c'est grâce à eux qu'il a obtenu 360 députés en 2002. Alors que, en comparaison, l'appareil UDF est groupusculaire : il a près de 30 députés élus grâce aux accords avec l'UMP.

2°- Les électeurs de gauche ne recommenceront pas pour Bayrou et contre Sarkozy le vote qu'ils ont fait, en majorité, pour Chirac et contre Le Pen.

3°- Les patrons des médias sont pour Sarkozy : ils recommenceront, cette fois pour Sarkozy, la campagne qu'ils ont faite pour Bayrou et qui a abusé des électeurs UMP (et des électeurs de gauche !) et celle qu'ils avaient faite pour Ségolène Royal en annonçant qu’elle seule (ni Laurent Fabius ni DSK) pouvait battre Sarkozy.

Les médias ont réussi à abuser l'opinion parce que la direction du PS, refusant de constituer une Union de la gauche, a laissé ses électeurs sans perspective. Au second tour, en cas de duel Sarkozy–Bayrou pourquoi ne réussiraient-ils pas, relayés par l'appareil de l'UMP, à faire élire Sarkozy ?



Si Bayrou l'emportait néanmoins contre Sarkozy, il devrait gouverner avec une majorité UMP

Si les médias n'avaient pas réussi à assurer la victoire de Sarkozy le 6 mai, l'implantation nationale de son appareil donnera à l'UMP une majorité lors des législatives des 10 et 17 juin. Il ne faut pas croire que ces législatives pourraient être des sessions de rattrapage : battu les 22 avril et 6 mai, le PS perdrait les législatives.

Bayrou n'aurait aucun intérêt à s'opposer à la majorité UMP : les 30 députés UDF sortants auront besoin de l'UMP pour être réélus, et Bayrou sait qu'il ne pourra pas réaliser un accord majoritaire avec le PS.

Le programme socio-économique de Bayrou reste, pour l'essentiel, inconnu parce que c'est le programme du Medef : destruction du code du travail, généralisation du CNE, privatisation de tous les services publics, y compris la Santé et l'Ecole. C'est aussi le programme de l'UMP.



Donc, pour faire barrage au programme du Medef, la seule solution est de sortir Bayrou et Le Pen, dès le premier tour, et de battre Sarkozy au second tour.

Notre seul moyen est de voter pour la candidature de Ségolène Royal dès le premier tour.

22:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

dimanche, 15 avril 2007

www.1milliondefemmessenervent.org/

Il y a quelques mois, tout le monde semblait d’accord pour reconnaître que la candidature d’une femme à la magistrature suprême ne posait plus aucun problème. Angela Merkel et Michelle Bachelet démontraient chaque jour qu’une femme est « un homme comme les autres ». Puis petites phrases et grands paragraphes, d’une agressivité stupéfiante, se sont enchaînés. On avait ouvert la boîte de Pandore du mépris misogyne. Ce n’est pas une boîte, c’est une malle au format colonial, un bagage écrasant.

Aller vers la pétition

11:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

jeudi, 05 avril 2007

Ségolène ROYAL Présidente

Avec vous, le changement.
Le vrai.
L'ordre juste et le désir d'avenir -
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20:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

lundi, 02 avril 2007

Poisson d'Avril de l'UMP

C'est pas parce que la politique c'est sérieux qu'on a pas le droit d'en plaisanter.

Dieu convoque trois chefs d'Etat, BUSH, POUTINE et CHIRAC. Il leur dit: "C'est bientôt la fin du monde."
BUSH rentre chez lui et dit à ses proches: "J'ai deux nouvelles, une bonne: Dieu existe; une mauvaise: c'est bientôt la fin du monde."
POUTINE rentre chez lui et dit à ses proches : "J'ai deux mauvaises nouvelles: Dieu existe et c'est bientôt la fin du monde."
CHIRAC rentre chez lui et dit à ses proches: "J'ai deux bonnes nouvelles. J'ai été le seul chef d'Etat européen invité par Dieu et SARKOZY ne sera jamais élu."

19:12 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

dimanche, 01 avril 2007

15 bonnes raisons de voter pour Ségolène ROYAL

Ségolène Royal s’est préparée à la Présidence comme aucun autre candidat.
Elle a eu en charge trois ministères (Environnement, Éducation, Famille) qui correspondent aux plus grands défis de notre époque.

Ségolène Royal fait de la politique autrement.
Ségolène Royal a pris au sérieux le 21 avril et le non au référendum européen.
Elle a compris la colère qui s’est exprimée à l’occasion de ces consultations.
Elle a donc décidé d’écouter les Français avec 6 000 débats participatifs : une démarche jamais entreprise en France.

Elle mise sur la responsabilité, le gagnant/gagnant.
L’agilité des entreprises confrontées à la compétition mondiale n’implique pas la précarité mais appelle au contraire, la sécurisation des salariés.

Moderne, elle reformule les vieilles questions.
Ni hypocrisie ni vaches sacrées. Des 35 heures à la carte scolaire : elle regarde les choses en face.

Son itinéraire personnel la rend capable de comprendre les aspirations réelles des Français.
Issue d’une famille de province, elle est le fruit d’une méritocratie républicaine, élève boursière jusqu’à l’ENA.

En tant que femme, elle a dû se battre plus qu’un autre
et développé une attention particulière à ceux qui ne sont pas écoutés et très peu pris en compte.

Elle prend des engagements. Ségolène Royal est la seule candidate à avoir annoncé un véritable programme, 100 mesures qui peuvent être examinées, pesées, chiffrées, débattues.
Les candidats de droite naviguent à vue.

Elle ne craint pas de défier les lobbies. Elle s’engage à interdire les cultures OGM en plein champ, à restreindre le droit de posséder un média pour les entreprises qui vivent de marchés publics

Elle a un programme social réellement de gauche. Par son attention aux petits salaires, aux petites retraites, aux plus fragiles (incluant l’exigence absolue de protection des personnes et des biens).

Elle place l’Éducation au coeur de l’action politique,
c’est le meilleur moyen de construire sa vie et de s’adapter à un monde dont les changements s’accélèrent.

Elle propose une véritable VIe République.
Non-cumul des mandats, Parlement renforcé, Sénat rénové, démocratie participative.

Le seul programme cohérent de cette campagne. Ségolène Royal propose aux Français un programme de responsabilité, consciente des difficultés, comme la dette, qu’elle ne cache pas.

Ministre de l’Environnement, puis Présidente de la Région Poitou-Charentes, elle a acquis une connaissance approfondie des enjeux environnementaux et elle en fait la priorité du Pacte présidentiel.

Elle souhaite une société du donnant/donnant
où les droits nouveaux sont assortis de contreparties. Par exemple, l’allocation d’autonomie pour les étudiants va de pair avec le soutien scolaire qu’ils apporteront dans les quartiers.

Le seul programme cohérent qui lie le social, l’économie et l’environnement.
la valeur ajoutée économique ne vaut rien sans la valeur ajoutée sociale qui elles-mêmes, pour être durables, ne peuvent que viser l’excellence environnementale.

En incarnant la gauche du XXIe siècle,
Ségolène Royal peut rassembler une majorité de Français.

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